CMétis : Division à Métis-sur-Mer entourant un emprunt de 3 M$
Des citoyens et le conseil municipal de Métis-sur-Mer sont à couteaux tirés. 121 personnes ont signé mercredi un registre pour qu'un emprunt de trois millions de dollars fasse l’objet d’un référendum. Ce prêt contracté par la Municipalité servirait à payer l’installation de l'aqueduc et des égouts pour le projet résidentiel de CMétis. Jusqu’à maintenant, cinq immeubles de six logements abordables ont été érigés sur le site de la Place des Marronniers et sont en voie d’être complétés. Bien que le nombre de signatures dépasse le minimum de 72 requis pour tenir un scrutin référendaire quant au règlement d'emprunt, il se pourrait qu'il n’ait pas lieu. Mathieu Payeur fait partie des citoyens de Métis-sur-Mer qui ont signé le registre demandant la tenue d’un référendum, Un total de 30 logements sont présentement en construction à la Place des Marronniers. Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet Les 30 logements de CMétis sont à l’étape de la finition intérieure et extérieure. L’organisme prévoyait au départ être en mesure de compléter le projet en un an et accueillir les premiers locataires en juin ou juillet 2025. Or, ils ne sont toujours pas raccordés au réseau d'aqueduc et d’égouts de la municipalité. On est comme pris entre l’arbre et l’écorce. Le directeur des opérations chez CMétis, Philippe Mongeau, mentionne que l’organisme a pris une longueur d’avance l’automne dernier dans l’attente du financement pour les infrastructures. En novembre, CMétis a fait réaliser des travaux d’arpentage, des analyses et de l’excavation à ses frais en attendant un remboursement de la Municipalité. L’organisme a cependant dû mettre ces travaux sur pause en raison d’un manque de liquidités, le financement n’étant toujours pas accordé. Le maire de Métis-sur-Mer, Jean-Pierre Pelletier Photo : Radio-Canada / Sophie Martin Si la Municipalité décide d’aller de l’avant avec le processus référendaire, elle doit le faire à l’intérieur d’un délai de 120 jours à compter du 3 février, date de l’adoption du règlement d’emprunt. La directrice générale de Métis-sur-Mer, Isabelle Dion, a indiqué à Radio-Canada que le conseil municipal entendait faire connaître ses intentions rapidement, mais qu’il était possible que rien ne se décide lors de la prochaine séance du conseil, le 3 mars prochain. Parce que le conseil a le droit de dire qu’il ne continue pas le processus
, plaide le maire Jean-Pierre Pelletier.Quand tu vois que la population est vraiment contre, tu sais que même si tu vas en référendum, tu vas être battu, donc tu dépenses de l’argent des contribuables pour rien
, admet l’élu. Il propose plutôt de retravailler le projet pour qu’il soit mieux accepté par la population.simplement pour donner la chance à tous les citoyens d'avoir une idée claire de ce qu’est le projet
, affirme-t-il.Au départ, il n’était pas question d’emprunt de trois millions de dollars. On a déjà donné 35 ans de congé de taxes. On a donné le terrain. On a fait tout arpenter et fait des tests de sol, tout [cela] aux frais de la Municipalité
, fait valoir M. Payeur, qui estime que la Ville a déjà fait sa part pour le projet.
On est un petit peu à l'envers
, confie le maire Pelletier. C’est non conventionnel comme processus
, ajoute la directrice générale de la Ville de Métis-sur-Mer, Isabelle Dion.Ça ne met pas en péril le projet, ça ne fait que rajouter des délais
, mentionne Philippe Mongeau.
On travaille pour que ça marche, mais tant que la population dit que ce n’est pas correct, il faut faire nos devoirs
, affirme Jean-Pierre Pelletier.
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